Pouvons-nous attendre la catastrophe ? (Appel)

Publié le par Jérôme Martin

Pouvons-nous attendre la catastrophe ?

 

Une catastrophe écartée ou différée ?

Élection après élection l'extrême-droite poursuit un essor qui semble inexorable. Les barrages érigées dans la précipitation paraissent de plus en plus fragiles. C'est bien d'un sursis dont il s'agit ("Sursis républicain", Le Monde, 15 décembre 2015). Toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour que l'extrême - droite se renforce encore d'ici 2017. Bien sûr, certains spéculent sur cette vague pour se maintenir au pouvoir.

Pour autant chacun sait que ce ne sont pas ces spéculations ou des accords d'appareil qui feront régresser l'extrême-droite. Ce sont tous les secteurs de la société qui doivent se mettre en mouvement.
 

Réinvestir politiquement notre travail

L'extrême-droite prospère sur la dépolitisation de la société. Alors qu'elle repolitise toutes les questions, la plupart des partis se réfugient dans un discours des valeurs bien loin du réel.

Il est temps de porter un regard politique sur ce que nous connaissons le mieux, notre métier. Il ne s'agit pas de lister des revendications syndicales mais de nous interroger sur ce que pourrait - devrait - être une école démocratique. Sortir du cadre, déplacer le point de vue sur l'éducation nationale. Passez au tamis d'une analyse critique ce qu'est devenu le système scolaire depuis 30 ans.
 

Échanger pour construire du collectif

C'est donc par la mise en place d'un comité local d'établissement que je vous propose d'initier une forme d'action à l'échelle de notre activité professionnelle. Je vous invite à relayer cette initiative auprès des collègues des autres établissements et, au-delà, dans tous les collectifs de travail.

Créer un comité local signifie que nous serons amenés à nous rencontrer régulièrement mais aussi à échanger des textes, à en discuter, à en adopter certains comme position collective.

Les pistes ne manquent pas : l'épuisement du discours progressiste sur l'école, l'empilement de réformes (éducation propriétaire, réforme du lycée, réforme du collège, « décrocheurs », etc.) pourtant largement rejetées, la bureaucratisation de l'école ou la dépolitisation du milieu enseignant.

 

Jérôme Martin,LGT Jean Renoir (Bondy)

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